Ève Lomé

Journal extime

Donner sens à un méfait tragique

Donner sens à un méfait tragique

Attis ou Atys (en grec ancien Ἄττις / Áttis ou Ἄτυς / Átus ou Ἄττης / Áttês) est une divinité d’origine phrygienne, parèdre de la déesse Cybèle, dont il est à la fois le fils et l’amant. Il peut être comparé à Adonis, parèdre d’Aphrodite-Astarté, ou encore Tammuz, parèdre d’Ishtar. Son culte à mystères s’est répandu en Grèce, puis dans tout l’Empire romain.

Dans la version phrygienne du mythe, Zeus donne naissance à l’hermaphrodite Agdistis en se masturbant sur Cybèle — ou, selon la version, en répandant son sperme sur le sol pendant son sommeil. Effrayés par sa force, les dieux l’émasculent ; du sang d’Agditis naît l’amandier. Nana, fille du dieu-fleuve Sangarios, fut fécondée par une amande tombée de cet arbre. Elle donne naissance à un garçon : Attis. Ce dernier est exposé et élevé par des chèvres sauvages. Attis devient un jeune homme d’une beauté telle que Cybèle-Agditis s’en éprend. Cependant, il est destiné à la fille du roi de Pessinos — ou, selon la version, il perd sa virginité dans les bras d’une naïade, Sagaritis. Furieuse, Cybèle frappe de folie Attis, qui s’enfuit sur le mont Dindyme, où il s’émascule. Du sang d’Attis naît le pin, toujours vert.

Dans la version lydienne, Attis est un eunuque de la Grande Mère, fils du roi phrygien Kalaos, qui importe en Lydie le culte de Cybèle. Zeus, jaloux, envoie un sanglier, qui tue Attis. Hérodote livre une version historicisée du mythe dans son Enquête : Atys (sic) est le fils du roi Crésus, tué par accident par Adraste, hôte de son père, pendant une chasse au sanglier.

Wikipédia

Publié le 23 janvier 2021

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